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Mon voyage en Haïti

Le 27 décembre 2012, j’étais en attente à l’aéroport JFK de New York pour me rendre en Haïti. Je n’avais pas visité le pays natal de mes parents depuis 21 ans. Je ne vais pas vous le cacher, j’étais un peu craintif à l’idée de me rendre là-bas. Pourquoi? À cause de tout ce que j’entends et de tout ce que les journaux nous montrent et écrivent sur ce pays appelé jadis la Perle des Antilles.

À mon arrivée à l’aéroport Toussaint-Louverture, j’ai reçu un accueil des plus chaleureux. Le président Michel Martelly avait promis de faire reconstruire les salles endommagées par le séisme du 12 janvier 2010. Il a tenu parole. J’avais oublié que l’aéroport avait été touché, tellement la qualité des travaux de rénovation m’a impressionné.

Ma première destination fut la zone des Cayes. Mes parents viennent de cette région située à environ 200 km de Port-au-Prince. Sur la route des Cayes, j’ai pu remarquer les séquelles du violent tremblement de terre. Beaucoup de personnes continuent à vivre sous les tentes. Plusieurs bâtiments sont toujours en ruines.

Dès qu’on a quitté la capitale, le paysage devient attrayant, on sent l’odeur des fruits, des légumes et même du café. Ce qui m’amène à me poser la question suivante : «Pourquoi les Haïtiens n’exportent-ils pas davantage leurs produits naturels ? » Haïti étant une île dont les terres restent très fertiles, des mesures favorisant l’exportation permettraient de financer la reconstruction du pays.

Mon séjour dans la région des Cayes fut extrêmement agréable: j’ai particulièrement apprécié le village de Port-Salut où l’on retrouve des kilomètres et des kilomètres de plages non aménagées. Quels intéressants profits les Haïtiens tireraient de ces plages si elles étaient aménagées! Celles-ci me font beaucoup penser à Négril, lieu mondialement reconnu pour la beauté de ses plages. Port-Salut constituerait le site idéal pour une relance du tourisme en Haïti. Ce petit coin de pays marqua, tout compte fait, l’apogée de mon voyage!!!

Après ces trois jours passés dans la zone cayenne, nous sommes retournés dans la capitale. Je dis «nous», car nous étions 10 personnes de Montréal de passage en Haïti. À Port-au- Prince, nous avons dormi à La Boule, un quartier situé un peu plus haut dans les montagnes. La vue de la capitale était splendide de l’endroit où nous passions la nuit. Nous avons participé à plusieurs soirées dansantes (bals pour les Haïtiens), dont l’ambiance est tout à fait différente de celle qu’on retrouve dans les bars de Montréal. Les gens dansent et s’amusent toute la nuit jusqu’à 4-5 heures du matin.

J’en aurais tant à raconter sur ce voyage que j’en oublie… L’un de mes amis m’a confié qu’il serait disposé à vivre en Haïti dès maintenant. J’ai sur le coup pensé qu’il exagérait un peu, mais réflexion faite, je suis enclin à lui donner raison. Sans prétendre que le niveau de stress est absent sur cette île, je constate tout de même qu’il diffère énormément de celui vécu en Amérique du Nord. Pour ne nommer que quelques exemples; la famille est omniprésente, le soleil est toujours chaud, il n’y aucune obligation d’aviser avant de rendre visite à un ami, le rythme de vie est lent, la présence du personnel de maison allège aux tâches ménagères! Pour vous dire, lorsqu’on revient à la maison après le travail, le souper est déjà prêt! À notre réveil le matin, le déjeuner est prêt…

Si les autorités du pays réussissent à contrer l’instabilité politique, Haïti redevient aussitôt un endroit superbe. Les observateurs avisés ont relevé une plus forte criminalité en Jamaïque ou au Mexique qu’en Haïti. Ce fait est cependant très peu médiatisé.

Air Transat a décidé d’offrir un forfait vacances pour Haïti depuis le mois de janvier. Je suis d’avis que c’est une excellente initiative. La mesure contribuera à faire rouler l’économie locale. De plus, les visiteurs pourront voir d’un autre œil ce fascinant pays.

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